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Histoire Bibliothèque Mazarine - Salle de lecture de la bibliotheque

L’histoire de la plus vieille bibliothèque publique de Paris

L’histoire de la plus vieille bibliothèque publique de Paris 752 497 Arsene

La bibliothèque Mazarine un lieu d’exception, une plongée dans l’histoire et une remontée dans le temps, trois cents ans en arrière. Découvrez l’histoire de la plus vieille bibliothèque publique de Paris.

La plus vieille bibliothèque publique de la capitale est resplendissante. Avec le Paradis Ovale et la bibliothèque de l’Institut National de l’Histoire de l’Art, elle est l’une des bibliothèques les plus impressionnantes de la capitale. C’est que la bibliothèque Mazarine plonge les Parisiens trois cents ans en arrière. Des globes, des bustes, des lustres datant du XVIIe et XVIIIe siècle décorent toujours les lieux. 

La bibliothèque Mazarine est située aujourd’hui cœur de l’Institut de France, dans le 6e arrondissement. Mais ça n’a pas toujours été le cas. En 1643, le Cardinal Mazarine, successeur du Cardinal Richelieu, ouvre sa bibliothèque, à quelques pas du Palais-Royal. Au site Richelieu, dans les futurs locaux historiques de la Bibliothèque nationale de France (BnF), les savants découvrent la collection la plus riche d’Europe. Près de 40.000 documents y sont stockés.

600 000 documents

En 1652, pendant la Fronde (1648-1652), Mazarin fuit Paris et ses biens, dont ses collections, sont saisis, et vendus. Revenu au pouvoir, il récupère une partie de ses collections et souhaite en assurer la pérennité. Sa bibliothèque déménage au Collège des Quatre-Nations, son emplacement actuel et futur site de l’Institut de France.

La bibliothèque Mazarine accueille aujourd’hui plus de 600.000 documents, dont plus de 150 000 imprimés datant de l’époque pré-révolutionnaire. Vous pouvez la visiter en ligne ou sur place du lundi au samedi de 10h à 18h.


Photo de une : Salle de lecture de la bibliotheque Mazarine © Marie-Lan Nguyen

C.D.

paris tour eiffel vue etoile

L’histoire des illuminations de la tour Eiffel

L’histoire des illuminations de la tour Eiffel 760 397 Arsene

Chaque soir, elle offre un spectacle magnifique. La Dame de fer, jaune-brune la journée, brille de mille feux. Des becs à gaz, jusqu’aux LED, Vivre Paris retrace l’histoire des illuminations de la tour Eiffel.

Il est 19h59 sur le Champ-de-Mars. Sur la pelouse verte du parc, alors que la tour Eiffel s’est déjà enveloppée dans sa robe dorée, touristes et Parisiens s’amassent en attendant un autre spectacle. Plus que quelques secondes à attendre avant d’admirer un spectacle fascinant. 20h : 20.000 lampes à éclats scintillent. Cris, joie et émerveillement gagnent Paris. La tour Eiffel, jaune-brune la journée, se sublime.

La première illumination de la tour a eu lieu le soir de son inauguration. Le 31 mars 1889, 10 000 becs de gaz sont installés le long des arbalétriers et des plates-formes. Au sommet, deux projecteurs éclairent les monuments de Paris et un phare bleu-blanc-rouge dominent la tour Eiffel. C’est d’ailleurs à l’époque le phare le plus puissant du monde.

© Song_about_summer / Shutterstock.com

« Top de l’an 2000 »

Onze ans après, lors de l’exposition universelle de 1900, la magie de l’électricité s’empare de Paris. 5.000 ampoules électriques remplacent les 10.000 becs à gaz. Au pied de la Dame de fer, on installe même le Palais de l’Électricité, un édifice immense qui a pour but de montrer la puissance de l’électricité.

Au cours du XXe siècle, le renouvellement de ses sources d’illumination est fréquent. De l’électricité, elle passe aux lampes à incandescence puis au néon en passant par le sodium à haute pression et récemment les leds. 

Mais depuis 23 ans, un autre spectacle s’offre aux touristes et aux Parisiens. Pour le « top de l’an 2000 », 20.000 ampoules brillent de mille feux. Un spectacle pyrotechnique qui à l’origine ne devait être qu’éphémère mais est renouvelé en 2003. À l’époque, la tour Eiffel scintille les dix premières minutes de chaque heure, de la tombée de la nuit jusqu’à une heure du matin. En 2008, le scintillement est divisé par deux et en 2022, face à la crise énergétique, pour économiser de l’électricité, le dernier scintillement a lieu à 23h et la tour Eiffel s’éteint à 23h45.


Photo de une  : vision d’artiste – Paris étoilée © By Ingus Kruklitis

C.D.

L’histoire de l’extraordinaire Palais de l’Électricité

L’histoire de l’extraordinaire Palais de l’Électricité 850 611 Arsene

Lors de l’Exposition universelle de 1900, une construction va émerveiller les visiteurs. Le Palais de l’Électricité, ce sont 420 mètres de long pour 80 mètres de largeur, c’est une fontaine monumentale et un spectacle magnifique. La nuit, l’édifice brille de mille feux. Sensation garantie.

Remontons le temps. Sur la pelouse du Champs de Mars (7ème), 123 ans en arrière, au pied de la tour Eiffel, une construction va envoûter Paris, la France et le monde : le Palais de l’Électricité. Construit pour l’Exposition universelle de 1900, cet édifice est l’emblème de l’événement. Au total, 50 millions de visiteurs viennent le découvrir. À la nuit tombée, le spectacle fascine. Le Palais de l’Électricité se transforme. Les 7.000 ampoules s’embrassent. Il s’illumine et brille de mille feux. Ces soirs-là, le surnom de la Ville lumière prend tout son sens.

Un bâtiment de verre et fer, dont la façade est éblouissante. De celle-ci jaillie une immense fontaine, un château d’eau. Au sommet, le Génie de l’électricité, une statue de six mètres de haut. Le Génie est sur un char tenu par des hippogriffes. Derrière lui, une immense étoile. À l’intérieur de l’édifice, des machines électriques amusent le public. C’est l’architecte Eugène Hénard qui dirige la construction du palais. En deux ans, l’homme fait construire cet immense édifice.

Intérieur du Palais de l'Électricité

Intérieur du Palais de l’Électricité | Brooklyn Museum – Wikimedia Commons

L’électricité, un divertissement

À cette époque-là, l’électricité n’est pas une nouveauté dans le monde. Edison invente l’ampoule électrique en 1879 et trois ans plus tôt Graham Bell crée le téléphone. “Certes, en 1881, se tenait à Paris, l’Exposition Internationale d’Électricité, mais en vingt ans les améliorations […] se sont considérablement sophistiqués” note Thierry Paquot dans son ouvrage Les cahiers de médiologie. Lux – des Lumières aux lumières

Ce qui impressionne c’est l’utilisation que l’on fait de l’électricité. Elle devient un divertissement. On la présente dans toute sa splendeur. L’écrivain Paul Morand dira d’elle qu’elle est “autant que la Morphine dans les boudoirs de 1900, elle triomphe à l’Exposition ; elle naît du ciel, comme les vrais rois”. “L’Exposition de 1900 va imposer l’électricité comme symbole suprême du Progrès et de la Modernité”, analyse Thierry Paquot.


Photo de une : Vue du Champ-de-Mars en direction du Château d’eau et du Palais de l’Electricité | Library of Congress – Wikimedia Commons 

C.D.