Insolite

La grande horloge d'Orsay vue de l'intérieur © SIAATH

Les horloges du musée d’Orsay de Paris

Les horloges du musée d’Orsay de Paris 850 568 Arsene

Les splendides horloges du musée d’Orsay sont des vestiges de l’époque où le lieu était encore une gare. Les visiteurs adorent s’y rendre pour profiter de la vue imprenable le Louvre, les Tuileries et, au fond, le Sacré-Cœur. On vous y emmène aussi aujourd’hui !

La gare d’Orsay a été construite au centre de Paris pour l’Exposition Universelle de 1900. C’est désormais un musée, qui accueille la plus grande collection impressionniste du monde. Il abrite également une horloge extraordinaire… ou plusieurs.

La grande horloge d'Orsay vue de l'extérieur © Felix Lipov

La grande horloge d’Orsay vue de l’extérieur © Felix Lipov

Les horloges de la gare

Au début du XXe siècle, les trains partant d’Orsay allaient vers le sud-ouest de Paris, dans les villes dont les noms sont encore gravés sur la façade. Puis la gare ferme, et devient un musée en 1986. Les deux horloges monumentales qui trônent encore côté Seine rappellent joliment ce passé ferroviaire. Elle sont comme de poétiques fenêtres sur le paysage parisien. Pour y accéder, prenez l’ascendeur direction le 5ème étage du bâtiment, et suivez les panneaux !

La vue depuis l'horloge d'Orsay © EQRoy

La vue depuis l’horloge d’Orsay © EQRoy

Une horloge peut en cacher une autre

Les grandes horloges vitrées ne sont pas les seules vedettes du temps au musée d’Orsay… En effet, une autre, au rez-de-chaussée, attire aussi tous les regards ! Celle-ci est plus petite, richement dorée, et indiquait l’heure à l’intérieur de la gare. Elle s’insère aujourd’hui parfaitement entre les oeuvres d’art qui l’entourent. Et peut aussi servir à rappeler aux visiteurs happés par la beauté des tableaux qu’il est temps de partir !

Horloge du musée d'Orsay, Paris © Premier Photo

Horloge du musée d’Orsay, Paris © Premier Photo

Image d’illustration à la une : La grande horloge d’Orsay vue de l’intérieur © SIAATH

A. C.

La grande horloge d'Orsay vue de l'intérieur © SIAATH

Les horloges du musée d’Orsay de Paris

Les horloges du musée d’Orsay de Paris 850 568 Arsene

Les splendides horloges du musée d’Orsay sont des vestiges de l’époque où le lieu était encore une gare. Les visiteurs adorent s’y rendre pour profiter de la vue imprenable le Louvre, les Tuileries et, au fond, le Sacré-Cœur. On vous y emmène aussi aujourd’hui !

La gare d’Orsay a été construite au centre de Paris pour l’Exposition Universelle de 1900. C’est désormais un musée, qui accueille la plus grande collection impressionniste du monde. Il abrite également une horloge extraordinaire… ou plusieurs.

La grande horloge d'Orsay vue de l'extérieur © Felix Lipov

La grande horloge d’Orsay vue de l’extérieur © Felix Lipov

Les horloges de la gare

Au début du XXe siècle, les trains partant d’Orsay allaient vers le sud-ouest de Paris, dans les villes dont les noms sont encore gravés sur la façade. Puis la gare ferme, et devient un musée en 1986. Les deux horloges monumentales qui trônent encore côté Seine rappellent joliment ce passé ferroviaire. Elle sont comme de poétiques fenêtres sur le paysage parisien. Pour y accéder, prenez l’ascendeur direction le 5ème étage du bâtiment, et suivez les panneaux !

La vue depuis l'horloge d'Orsay © EQRoy

La vue depuis l’horloge d’Orsay © EQRoy

Une horloge peut en cacher une autre

Les grandes horloges vitrées ne sont pas les seules vedettes du temps au musée d’Orsay… En effet, une autre, au rez-de-chaussée, attire aussi tous les regards ! Celle-ci est plus petite, richement dorée, et indiquait l’heure à l’intérieur de la gare. Elle s’insère aujourd’hui parfaitement entre les oeuvres d’art qui l’entourent. Et peut aussi servir à rappeler aux visiteurs happés par la beauté des tableaux qu’il est temps de partir !

Horloge du musée d'Orsay, Paris © Premier Photo

Horloge du musée d’Orsay, Paris © Premier Photo

Image d’illustration à la une : La grande horloge d’Orsay vue de l’intérieur © SIAATH

A. C.

Les toits de Paris © Stefano Ember

La petite histoire des toits de Paris

La petite histoire des toits de Paris 850 565 Arsene

Les toits en zinc gris de Paris sont devenus un véritable symbole de la capitale. Ils sont même candidats pour être inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO ! Aujourd’hui, on vous raconte leur jolie histoire.

Ils font partie du quotidien des parisiens, et les endroits d’où on peut les apercevoir sont très prisés par les touristes. Les toits de Paris offrent effectivement des panoramas typiques de la capitale, qu’on ne se lasse jamais d’admirer…

Embellir Paris sous le Second Empire

Les toits de Paris tels que nous les connaissons actuellement datent du milieu du XIXe siècle. Ils sont nés sur les immeubles haussmanniens, construits sous Napoléon III pour embellir la capitale. A l’époque, on choisit une couverture en zinc, qui est plus légère, économique et facile à travailler, que l’ardoise. Ce matériau couvre encore aujourd’hui environ 75% des toits parisiens ! Le charme de ces derniers vient aussi des mansardes, avec leur oeil de boeuf, qui abritent souvent les fameuses « chambres de bonne ». Et, bien sûr, des petites cheminées en argiles qui les couronnent.

Les toits de Paris © Mark Skalny

Les toits de Paris © Mark Skalny

Des toits inspirants

La silhouette des toits de Paris a évidemment inspiré de nombreux artistes. D’abord les peintres, notamment les impressionnistes, qui les voient se construire sous leurs yeux. Puis les romanciers et cinéastes, qui font cavaler leurs personnages dessus, comme Fantomas ou Arsène Lupin. Mais ceux qui y passent le plus de temps sont les couvreurs zingueurs. Tous les jours, par tous les temps, 1500 courageux travaillent ainsi perchés à 30 mètres du sol ! Ils perpétuent un savoir-faire parisien unique depuis près de deux siècles. Plus que les toits eux-mêmes, c’est d’ailleurs peut-être ce « savoir-faire des couvreurs zingueurs parisiens » qui va être reconnu par l’UNESCO… Affaire à suivre !

Vue de toits (Effet de neige), 1878, par Gustave Caillebotte, Musée d'Orsay © Domaine public

Vue de toits (Effet de neige), 1878, par Gustave Caillebotte, Musée d’Orsay © Domaine public

Image d’illustration à la une : Les toits de Paris © Stefano Ember

A. C.

immeuble lavirotte paris

Top 10 des plus belles portes de Paris

Top 10 des plus belles portes de Paris 800 497 Arsene

Elles sont tellement nombreuses qu’un seul article ne suffisait pas… Voici donc la suite de notre top des plus belles portes de Paris. Le choix a été difficile, mais nous avons finalement réussi à sélectionner pour vous nos 10 préférées !

Qu’elles soient en bois, en pierre, en fer forgé, les portes des immeubles de la capitale ont souvent bien du charme. Et on adore en croiser une, plus atypique que les autres, au détour d’une balade.

1) 29 avenue Rapp, Paris 7e

Celle de l’immeuble Lavirotte est sans conteste notre favorite. En plus, l’architecte y a caché un détail sulfureux assez osé !

2) 187-189 avenue Daumesnil, Paris 12e

Ce central téléphonique date de 1927. L’architecte Paul Guadet a orné les façades par de jolies pastilles en grès émaillé de couleurs, jaune, rouge, et verte.

3) 31 rue Campagne-Première, Paris 14e

Ce splendide immeuble a bien mérité sa médaille d’argent au concours de façades de la ville de Paris de 1912. Ses appartements-ateliers ont été prisés par de grands artistes du quartier Montparnasse.

4) 29 rue de Sèvres, Paris 6e

Une très belle porte Art Nouveau, signée de l’architecte Sorel en 1912.

 

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5) 19 cité Bauer, Paris 14e

Une superbe forte en bois sculptée par l’artiste hongrois Alexandre Mezei, qui a habité ici dans les années 1950.

6) 82 rue Notre-Dame des Champs, Paris 6e

Ces élégantes cariatides sont du sculpteur Louis Hollweck. Elles soutiennent les fenêtres d’un très bel immeuble réalisé par Constant Lemaire en 1904.

 

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7) 3 rue de Tilsitt, Paris 8e

Dans les années 1930, l’écrivain Maurice Rostand vivait ici dans un appartement loué à la baronne de Rotschild. Il abrite aujourd’hui l’ambassade du Kazakhstan en France.

 

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8) 4 rue d’Arsonval, Paris

De très jolies mosaïques inattendues dans cette ruelle derrière la gare Montparnasse.

9) 63-65 rue de l’Amiral Roussin, Paris 15e

Cet imposant portail sculpté est l’entrée d’un des immeubles de la Fondation d’Amicie Lebaudy (à qui nous avons consacré un portrait ici).

10) 5-7 rue d’Annam, Paris 20e

Nous terminons ce top en beauté avec le magnifique porche en mosaïque du Groupe des maisons ouvrières. Il est lui, lui aussi, dû à Amicie Lebaudy.

 

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Image d’illustration à la une : Immeuble art nouveau Lavirotte, Paris 7e © Yana Fefelova

A. C.

 

Rue Aubriot dans le Marais, Paris 4e

D’où vient le nom du quartier du Marais à Paris ?

D’où vient le nom du quartier du Marais à Paris ? 850 657 Arsene

Situé dans le coeur historique de Paris, le Marais est l’un des quartiers les plus prisés de la capitale. Son nom est lié à l’ancienne zone de marécages sur laquelle il se trouve… Mais pas seulement ! Aujourd’hui, on vous raconte l’origine de cette appellation à double sens.

Au fil des siècles, le Marais a tour à tour été le domaine d’ordres religieux, le quartier de la noblesse, de la communauté juive, puis LGBT+. Son histoire est foisonnante et remplie d’anecdotes, à commencer par celle concernant son nom.

Quand la rive droite n’était qu’un marais

Pendant la Préhistoire, la Seine ne suivait pas seulement son tracé actuel. Elle décrivait aussi une large boucle sur la rive droite, environ depuis Bercy jusqu’au pont de l’Alma, en suivant les Grands Boulevards. L’île, qu’elle formait ainsi entre ses deux bras, était alors complètement marécageuse. Les Romains lui avaient même donné un petit nom : la « Tutela« . Cela explique aussi pourquoi ils ont développé leur ville Lutèce sur la rive gauche, plutôt que la droite qui était alors impraticable.

notre dame paris

La Seine autour de l’île de la Cité © Olena Z

Des cultures maraîchères à Paris

Il faudra attendre le VIe siècle pour que des communautés religieuses commencent à s’y installer. Progressivement, au cours du Moyen-Âge, elles assèchent les marais en cultivant les terres. Ce sont donc ces fameuses cultures maraîchères qui sont également à l’origine du nom du Marais ! Dès le XIIIe siècle, on y fait ainsi pousser des céréales et des légumes verts. On y trouve aussi des vignes et des arbres fruitiers. Difficile d’imaginer tous ces champs quand on connaît le quartier aujourd’hui !

Rue des Barres © AC

Rue des Barres © AC

Image d’illustration à la une : Rue Aubriot dans le Marais, Paris 4e © maziarz

A. C.

Le moulin de la Galette, Paris 18e © Sodel Vladyslav

Moulin de la Galette : le survivant de la butte Montmartre

Moulin de la Galette : le survivant de la butte Montmartre 850 567 Arsene

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la butte Montmartre abritait une quinzaine de moulins ! Ses hauteurs et son côté champêtre étaient en effet propices à l’installation de ces belles machines à vent. Quasiment tous disparus, on vous raconte aujourd’hui l’histoire de celui qui est parvenu jusqu’à nous…  

Le Moulin de la Galette, situé rue Lepic, est en réalité composé de deux moulins. Il comprend le « Blute-Fin », construit en 1622, et le « Radet » datant de 1717, qui sont les deux derniers moulins de Montmartre. Avec des jardins et une ferme qui n’existent plus désormais, ils formaient le célèbre ensemble du Moulin de la Galette.

La plus célèbre guinguette de Montmartre

Au tout début du XIXe siècle, ces deux moulins appartenaient au meunier Nicolas-Charles Debray. Il utilisait le Blute-Fin pour faire de la farine, tandis que le Radet broyait des bulbes de fleurs destinés à la parfumerie. Mais en 1834, le propriétaire décide d’en faire une guinguette ! Etant donné que de nombreux artistes vivent dans le quartier, ce lieu de fête – où l’on sert du vin et des bonnes galettes – devient rapidement un rendez-vous incontournable. Il inspire les peintres, comme Utrillo, Van Gogh, et surtout Renoir, dont le tableau du bal est mondialement connu.

Le Moulin de la Galette (1876), Musée d’Orsay, Paris © Domaine public

Le Moulin de la Galette (1876), Musée d’Orsay, Paris © Domaine public

Les derniers survivants

Aujourd’hui, le Moulin de la Galette est un restaurant apprécié pour sa cuisine de marché, au rythme des saisons. Il bénéficie en plus d’une très jolie terrasse en arrière-cour. On y trouve un bon menu entrée + plat ou plat + dessert à 31€, et entrée + plat + dessert à 39€. Sachez que la ville de Sannois, dans le Val d’Oise, a aussi son Moulin de la Galette, qui date de 1759. Depuis celui-ci, on peut d’ailleurs voir la butte Montmartre et son emblématique Sacré-Coeur !

 

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Image d’illustration à la une : Le moulin de la Galette, Paris 18e © Sodel Vladyslav

A. C.

loup paris 2

Le jour où … un loup s’est baladé au parc Monceau

Le jour où … un loup s’est baladé au parc Monceau 760 506 Arsene

Vivre Paris vous raconte une histoire invraisemblable. Celle d’un loup qui a pendant une belle journée de 1972, s’est promené tranquillement dans les allées du très chic parc Monceau.

C’est une histoire à dormir debout. Un cabaretier malheureux est à la recherche de son chien. Au cœur de Paris, le maître scrute partout jusqu’à le trouver se promenant au parc Monceau. Son chien, imposant et agressif s’est échappé de chez lui. Et pour cause … Le chien n’en est pas un. Après la capture de l’animal, un vétérinaire parisien va faire cette incroyable découverte. Le gérant de cabaret est propriétaire d’un loup

Pendant ses vacances, il avait acheté ce qu’il pensait être un chien. Puis au bout de quelques mois l’animal s’est échappé. De la rue de Rome, où vivaient ses maîtres, il avait trouvé refuge au parc Monceau. Une escapade qui a duré plus de deux mois.

Paris et les animaux insolites

Paris a connu des histoires insolites avec des animaux. En 2013, au beau milieu du Muséum d’Histoire naturelle, un jeune homme tronçonne les défenses d’un éléphant pour les revendre. Vendues, elles peuvent valoir plusieurs dizaines de milliers d’euros.  Au moment où il s’attaque à la tronçonneuse, l’alarme retentit. Sur les deux défenses, il n’en coupe qu’une, jette sa tronçonneuse encore en marche et saute par la fenêtre d’où il est rentré.

Quelques mètres plus loin, l’homme est retrouvé et arrêté. Par chance, le crâne du squelette était en excellent état, ce qui avait permis une restauration assez facile. Aujourd’hui encore l’éléphant trône toujours dans le Muséum d’Histoire naturelle. Le squelette est un spécimen vieux de plusieurs siècles. C’est un cadeau du Roi du Portugal à Louis XIV, en 1668.

Pour retrouver d’autres histoires insolites rendez-vous sur vivreparis.fr et nos réseaux sociaux 


Photo de une : image d’illustration – Un loup aperçu dans les rues de Paris pendant le confinement © jbpellerin

C.D.

Cour du commerce Saint-André, Paris 6e © Jerome LABOUYRIE

La Cour du commerce Saint-André : repaire des révolutionnaires parisiens

La Cour du commerce Saint-André : repaire des révolutionnaires parisiens 850 567 Arsene

La cour du commerce Saint-André est un passage semi-couvert, bordé de boutiques, au coeur du 6ème arrondissement de Paris. Ses pavés et ses enseignes lui donnent un côté très pittoresque qu’on adore ! Aujourd’hui, nous nous intéressons à sa passionnante histoire, qui est intimement liée à la Révolution Française.

La cour du commerce Saint-André ouvre en 1730, sur les terrains d’un ancien jeu de paume. Cependant, elle abrite un établissement mythique qui est bien plus ancien que cela…

Des commerces historiques

En se baladant dans ce passage plein de charme, on a vraiment l’impression que le temps s’arrête. Arrêtez-vous devant le Procope : c’est le plus vieux café de Paris, qui date de 1686 ! Les portraits en vitrine rappellent qu’il a été le QG de grandes personnalités parisiennes. Il accueille d’abord les philosophes des lumières, les encyclopédistes, puis les révolutionnaires. Comment ne pas être touché en s’installant à une table dans les pas de Diderot, d’Alembert, Rousseau, Montesquieu, Voltaire, Danton, Marat ou encore Camille Desmoulins ? D’ailleurs, ce dernier l’a très bien dit : « Ce café est paré du souvenir de Grands Hommes qui l’ont fréquenté »…

Le repaire des révolutionnaires

En effet, Marat avait installé la rédaction et l’imprimerie de son journal révolutionnaire L’Ami du Peuple au n°8 du passage. De plus, Danton habitait au n°20. Sa maison a disparu avec le percement du boulevard Saint-Germain, mais elle est rappelée par une statue de lui. Le plus étonnant se trouvait cependant au no 9, chez M. Schmidt. Il était menuisier, et il expérimentait sa guillotine ici… sur des moutons ! Les pivots métalliques de la machine sont même restés dans le sol jusqu’à la fin des années 2010. Ils ont été retirés lors de la dernière rénovation des pavés de la cour, qui est aujourd’hui classée Monument Historique.

Image d’illustration à la une : Cour du commerce Saint-André, Paris 6e © Jerome LABOUYRIE

A. C.

Cour de Rohan, Paris 6e © Groume

La cour de Rohan : un concentré d’histoire à Paris

La cour de Rohan : un concentré d’histoire à Paris 850 609 Arsene

La cour de Rohan est une suite de trois adorables courettes, cachées derrière la place de l’Odéon. En l’explorant, nous nous sommes demandé : comment un si petit endroit pouvait condenser autant d’histoire(s) ? C’est un lieu secret, exceptionnel, et hors du temps, où nous vous emmenons aujourd’hui…

Cette ruelle pavée du 6e arrondissement porte le nom de « Rohan », mais elle aurait dû s’appeler de « Rouen ». En effet, elle se situe à l’emplacement de l’ancien hôtel des archevêques de la ville de Rouen. Ce bâtiment a disparu, mais le mot est resté et a été déformé avec le temps.

Un lieu chargé d’histoire

La cour de Rohan bénéficie de deux entrées : l’une depuis la cour du Commerce-Saint-André, et l’autre par la rue du Jardinet. En entrant par la première, on passe déjà devant des vestiges de l’enceinte de Philippe Auguste datant des années 1200. Puis l’on découvre un sublime hôtel du XVIe siècle, classé aux Monuments Historiques. Il a été construit par le roi Henri II pour sa belle Diane de Poitiers, rien que ça ! A côté, le drôle de trépied en fer est le tout dernier pas-de-mule de Paris, qui servait autrefois à monter à cheval.

 

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La cour des artistes

Le calme et le charme de ces trois courettes enchevêtrées ont bien sûr séduit plusieurs artistes. Le graveur Charles Jouas et sa femme peintre symboliste Louise Desbordes ont eu leur atelier au n°3 bis dès 1894. Puis le peintre figuratif Balthus y a également travaillé à partir de 1936. Il était surnommé « le roi des chats« , car on trouve souvent un petit félin au premier plan de ses tableaux. Aujourd’hui, la cour de Rohan est une voie privée où il est très difficile de rentrer, mais qui sait ? Vous croiserez peut-être un résident sympathique qui vous laissera jeter un oeil !

Image d’illustration à la une : Cour de Rohan, Paris 6e © Groume

A. C.

La Petite Alsace, 10 rue Daviel, Paris 13e © Christophe Puyenchet

La Petite Alsace de Paris : trésor de la rue Daviel

La Petite Alsace de Paris : trésor de la rue Daviel 850 566 Arsene

Le 13ème arrondissement de Paris regorge de coins bucoliques, qui nous font voyager. Au 10 rue Daviel, un îlot de maisonnettes à colombages s’appelle d’ailleurs la Petite Alsace ! Suivez-nous pour tout savoir de ce mini paradis insolite…

Il faut grimper sur la charmante Butte aux Cailles pour découvrir ce petit « hameau ». Il s’agit en fait d’une cité-jardin, construite au début du XXe siècle. Aujourd’hui, elle est devenue tout à fait originale face aux grands immeubles parisiens.

Une petite Alsace à Paris

Cet ensemble de maisons mitoyennes date de 1912. Il a été réalisé pour loger les ouvriers travaillant dans les usines du quartier, qui étaient nombreuses à l’époque. Les 40 maisons de l’îlot sont organisées autour d’une cour de 500 m², et pouvaient accueillir de grandes familles. En effet, chacune allait jusqu’à 12 places ! L’architecte Jean Walter choisit un style à colombages avec des toits pentus, qui lui donnent cet air de village alsacien. Et qui lui ont donc valu son surnom de « Petite Alsace », adopté par les habitants d’autrefois. Ce lieu, créé à l’origine pour les plus démunis, est désormais un véritable luxe à Paris !

 

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Un trésor peut en cacher un autre

Aussi étonnant que cela puisse paraître, au-dessus de la Petite Alsace se niche la Petite Russie ! Il s’agit d’un autre ensemble de pavillons ouvriers, entourés d’une terrasse commune. Il a également été construit en 1912, cette fois-ci pour les employés d’une compagnie de taxis. Etant donné qu’ils étaient principalement d’origine russe, le surnom de l’ilôt a été vite trouvé. Et comme les 16 maisons ont été installées au-dessus du garage de l’époque, cela explique qu’elles soient en hauteur, et ainsi complètement invisibles depuis la rue !

 

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Image d’illustration à la une : La Petite Alsace, 10 rue Daviel, Paris 13e © Christophe Puyenchet

A. C.