Histoire

Pont des Arts

L’histoire du pont des Arts, le pont devenu celui des amoureux

L’histoire du pont des Arts, le pont devenu celui des amoureux 850 478 Arsene

C’est l’un des ponts emblématiques de Paris. Connu pour ses cadenas d’amour et son emplacement central dans la capitale. Vivre Paris revient sur les deux siècles d’histoires du pont des Arts.

Parmi les vingt millions de touristes qui ont gagné le Grand Paris en 2021, certains ont foulé un pont mythique. Une passerelle de 155 mètres de long dont l’histoire est riche. Un pont innovant à son époque devenu un des nombreux symboles romantiques à Paris. Retour sur cet édifice emblématique de la capitale : le pont des Arts.

Son inauguration est un succès. En 1804, pour quelques pièces, près de 60.000 Parisiens l’empruntent. Car le pont est payant jusqu’en 1848. Son emplacement, au cœur de la capitale, en fait un passage de choix pour passer d’une rive à l’autre. Il est situé à deux pas du palais des Arts (1er), nom du Louvre sous le Premier Empire, d’où le pont tire son nom.

Le Pont des Arts peint par Renoir

Le Pont des Arts Paris – Peint entre 1867 et 1868 par Auguste Renoir © The Norton Simon Foundation

Le premier pont métallique

À son origine, le pont n’est pas connu pour son romantisme même s’il offre une vue à couper le souffle sur les berges parisiennes. Les ingénieurs Cessart et Dillon l’imaginent comme un jardin suspendu avec ces arbustes et ces fleurs. C’est d’ailleurs le premier pont métallique de Paris.

L’histoire du pont des Arts est une fragilité qui dure. Marqué par la deux guerres mondiales et ses nombreuses collisions, le pont ferme au public en 1977. Une décision bienvenue puisque deux ans plus tard, il s’écroule. Près de soixante mètres de pont s’effondrent après une collision avec une barge. Il est alors entièrement rénové quasiment à l’identique. L’acier remplace la fonte.

Les fameux cadenas d'amours du pont des Arts

Les fameux cadenas d’amours du pont des Arts © Disdero

Le pont des amoureux

Dans les années 2000, les cadenas d’amours envahissent le pont. Il devient alors le pont des amoureux. Pendant des années, des milliers de cadenas s’y retrouvent accrochés au point de mettre en danger la structure. En 2014, les quarante tonnes de cadenas sont retirées et les parapets sont définitivement transformés.

L’année passée, en 2022, la mairie annonce une nouvelle grande rénovation. Fragilisé par le temps, quelques travaux sont entrepris pour redonner au pont ses allures d’antan mais le gros du chantier reste à terminer. Les travaux débuteront au printemps 2023 pour finir en septembre.

Après l’histoire du pont des Arts découvrez d’autres anecdotes sur les ponts parisiens : nos ponts préférés à Paris.


Photo de une : Le Pont des Arts en 2014 © DXR / Daniel Vorndran

C.D.

Maison Loo, Pagoda Paris © Jerome LABOUYRIE

Top 5 des maisons les plus insolites de Paris

Top 5 des maisons les plus insolites de Paris 1000 667 Arsene

Paris est parsemée de pépites architecturales, qu’on adore découvrir au hasard d’une balade. Mais elles ne sont pas toujours évidentes à trouver… Voici donc notre sélection des 5 maisons les plus insolites de la capitale, pour vous faciliter la tâche !

1. Le chalet savoyard

Ce chalet, installé 103 rue de Meaux dans le 19ème arrondissement, a été construit pour l’Exposition Universelle de 1867. Il a bien failli disparaître au début des années 2000, pour laisser la place à un immeuble de 18 étages… Heureusement, son ancien locataire et les habitants du quartier se sont mobilisés afin de l’inscrire au Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le voici donc enfin sauvé, et même restauré !

 

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2. La maison de verre

En 1928, le Dr Dalsace souhaite établir un cabinet de gynécologie dans son hôtel particulier du 31 rue Saint Guillaume (7ème arrondissement). Mais la bâtisse date du XVIIIe siècle, et un locataire ne veut pas partir… Il faut donc trouver une solution ingénieuse. L’architecte Bernard Bijvoet, le décorateur Pierre Chareau et le ferronnier Louis Dalbet vont alors glisser leur projet sous le dernier étage de l’édifice existant. Cette maison avant-gardiste tout en verre sera même nommée “The Best House In Paris” par le New York Times !

3. L’hôtel Menier

Ce magnifique pavillon normando-mauresque se trouve en bordure du Parc Monceau, au 4 avenue Ruysdaël (8ème arrondissement). Il a été construit en 1869 par Gaston Menier, de la famille des célèbres chocolatiers. Cependant, l’utilisation actuelle du bâtiment rend plutôt hommage à son grand-père, Jean Antoine Brutus, qui était pharmacien. Il abrite en effet l’Ordre national des pharmaciens et un insolite musée de la pharmacie.

 

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4. La maison Loo

Ching Tsai Loo, brillant marchand d’art arrivé à Paris au début du XXe siècle, achète un hôtel particulier au 42 rue de Courcelles (8ème arrondissement). Pour mettre en valeur ses collections, il le fait transformer en pagode chinoise par l’architecte Fernand Bloch. Et le résultat est superbe : une maison rouge extraordinaire en plein coeur de Paris, qui intrigue toujours les passants ! C’est aujourd’hui un musée privé, qui n’ouvre que peu souvent ses portes au public…

 

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5. La maison alsacienne

Avec sa façade en bois, son toit en pignon et sa cigogne sur la cheminée, cette maison alsacienne détonne dans le quartier ! Elle a été construite dans les années 1890 au 119 rue Saint-Lazare pour abriter une brasserie. On devine son ancien nom, « Au roi de la Bière » grâce au personnage couronné qui nous salue : Gambrinus. Beaucoup moins pittoresque, l’édifice accueille maintenant un McDonald’s

Image de couverture : Maison Loo, Pagoda Paris © Jerome LABOUYRIE

A. C.

 

entree metro paris

5 anecdotes insolites sur le métro parisien

5 anecdotes insolites sur le métro parisien 800 497 Arsene

Le métro à Paris, c’est la routine pour beaucoup de parisiens. Et on l’utilise bien souvent sans connaître son histoire… Qui est pourtant pleine de surprises ! Voici donc notre top 5 des anecdotes les plus insolites.

La première classe

De 1900 à 1992, il existait une première classe dans le métro parisien. C’était le seul au monde à en proposer une. Chaque rame de métro avait un wagon spécial identifiable par sa couleur jaune. Les sièges étaient plus confortables, les tickets plus chers, mais comme il se situait en milieu de rame, cela offrait aussi plus de sécurité en cas d’accident…

Le métro en 1906 / © Archives RATP

Des lignes 100% automatiques

Mis à part sur la ligne 9, toutes les lignes sont automatiques. En effet, le chauffeur n’est présent que pour ouvrir et fermer les portes des rames. On lui demande malgré tout de conduire lui-même une fois par jour pour ne pas perdre la main !

paris metro

Métro parisien / © dade72

Châtelet-les Halles : la plus grande station au monde

Ne vous étonnez pas si vous vous perdez dans cette station. En effet, ce labyrinthe géant a été conçu pour gérer l’affluence de passagers. Châtelet-les Halles reçoit 750 000 voyageurs par jour, et dessert 3 lignes de RER et 5 lignes de métro. C’est tout simplement la plus grande gare souterraine au monde !

metro bonde paris

Métro bondé © By connel

Une station réservée au 7e art

Si vous apercevez une scène de film tournée dans le métro parisien, ce sera sûrement à la station Cinéma Porte des Lilas. Cette station « fantôme » est fermée au grand public, mais réservée aux réalisateurs de films. Elle a notamment accueilli les tournages de « Les femmes de l’ombre », « Julie et « Julia » ou encore « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ».

station porte des lilas

Station porte des lilas / Par Cristian Bortes from Cluj-Napoca, Romania — ParisUploaded by Paris 17, CC BY 2.0

Le métro comme abri pendant la guerre

 metro

métro en 1945 © RATP

Durant la Seconde Guerre mondiale, les stations de métro sont devenues des abris anti-bombardements pour la population. La Compagnie des chemins de fer métropolitains de Paris avait d’ailleurs mis en place en 1935 deux abris anti-gaz dans les stations Place-des-Fêtes et Maison-Blanche. En tout, 30 gares de la capitale furent désignées comme abris, avec un lettrage lumineux « Refuge » pour qu’elles soient identifiables.

Maintenant, vous ne verrez plus le métro parisien du même oeil !


Image de une : Entrée d’une station de métro à Paris © Anatoli Styf

 

I.DMA

entree metro paris

5 anecdotes insolites sur le métro parisien

5 anecdotes insolites sur le métro parisien 800 497 Arsene

Le métro à Paris, c’est la routine pour beaucoup de parisiens. Et on l’utilise bien souvent sans connaître son histoire… Qui est pourtant pleine de surprises ! Voici donc notre top 5 des anecdotes les plus insolites.

La première classe

De 1900 à 1992, il existait une première classe dans le métro parisien. C’était le seul au monde à en proposer une. Chaque rame de métro avait un wagon spécial identifiable par sa couleur jaune. Les sièges étaient plus confortables, les tickets plus chers, mais comme il se situait en milieu de rame, cela offrait aussi plus de sécurité en cas d’accident…

Le métro en 1906 / © Archives RATP

Des lignes 100% automatiques

Mis à part sur la ligne 9, toutes les lignes sont automatiques. En effet, le chauffeur n’est présent que pour ouvrir et fermer les portes des rames. On lui demande malgré tout de conduire lui-même une fois par jour pour ne pas perdre la main !

paris metro

Métro parisien / © dade72

Châtelet-les Halles : la plus grande station au monde

Ne vous étonnez pas si vous vous perdez dans cette station. En effet, ce labyrinthe géant a été conçu pour gérer l’affluence de passagers. Châtelet-les Halles reçoit 750 000 voyageurs par jour, et dessert 3 lignes de RER et 5 lignes de métro. C’est tout simplement la plus grande gare souterraine au monde !

metro bonde paris

Métro bondé © By connel

Une station réservée au 7e art

Si vous apercevez une scène de film tournée dans le métro parisien, ce sera sûrement à la station Cinéma Porte des Lilas. Cette station « fantôme » est fermée au grand public, mais réservée aux réalisateurs de films. Elle a notamment accueilli les tournages de « Les femmes de l’ombre », « Julie et « Julia » ou encore « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ».

station porte des lilas

Station porte des lilas / Par Cristian Bortes from Cluj-Napoca, Romania — ParisUploaded by Paris 17, CC BY 2.0

Le métro comme abri pendant la guerre

 metro

métro en 1945 © RATP

Durant la Seconde Guerre mondiale, les stations de métro sont devenues des abris anti-bombardements pour la population. La Compagnie des chemins de fer métropolitains de Paris avait d’ailleurs mis en place en 1935 deux abris anti-gaz dans les stations Place-des-Fêtes et Maison-Blanche. En tout, 30 gares de la capitale furent désignées comme abris, avec un lettrage lumineux « Refuge » pour qu’elles soient identifiables.

Maintenant, vous ne verrez plus le métro parisien du même oeil !


Image de une : Entrée d’une station de métro à Paris © Anatoli Styf

 

I.DMA

La mythique salle de l'Olympia, Paris 9e

Un trésor caché sous la salle de concert de l’Olympia

Un trésor caché sous la salle de concert de l’Olympia 799 532 Arsene

L’Olympia est une salle de concert parisienne mondialement connue. Mais, comme beaucoup de lieux dans la capitale, elle cache aussi des secrets… Voici l’histoire du trésor insoupçonné de l’Olympia.

Les spectateurs de concerts programmés à l’Olympia dansent et chantent sans savoir ce qui se cache sous leurs pieds. Situé au 28 boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris, cette salle de show musicaux est la plus ancienne encore en fonction à Paris, puisqu’elle a ouvert en 1893. Dans les années 1880, avant son ouverture, on trouvait des montagnes russes à son emplacement. Mais, les autorités firent fermer l’attraction par peur des incendies. Le fondateur, Joseph Oller, décida alors d’y construire une salle de spectacle de 2000 places, nommée Olympia.

Une histoire haute en couleurs

L’Olympia a été inaugurée en 1893, avec comme premières vedettes La Goulue (danseuse de french cancan) ou encore Loie Fuller, célèbre artiste américaine de l’époque. Entre 1895 et 1900, les sous-sols de la salle abritent le Musée Oller présentant des statues de cire. De 1898 à 1914, l’établissement sert de lieu pour des attractions foraines, des music-halls, mais ferme ses portes durant la Première Guerre mondiale.

Des vestiges découverts par hasard

Après plusieurs décennies de spectacles plus incroyables les uns des autres, des éléments de ces époques se sont accumulés dans le bâtiment. Mais ce n’est qu’en 1956 qu’on découvre une salle de billard, d’une grande beauté. En effet, on dit que le roi d’Angleterre Edouard VII appréciait admirer les demi-mondaines à la fin du 19e siècle. Il paraitrait même que cette salle a été édifiée en son hommage à ! De nombreuses boiseries sculptées, céramiques de Sarreguemines ou encore des paysages britanniques y sont encore présents. On y retrouve même la devise royale anglaise du 19e siècle « Dieu est mon roi ». Pourtant délaissée et utilisée en tant qu’entrepôt pour les costumes, cette salle est depuis 1991 classée monument historique. Pour y accéder, il suffit de passer par une porte dérobée, avant d’entrer dans la salle époustouflante de 6 mètres de hauteur sous plafond pour 130 m² !

Une programmation éclectique

Désormais, cette salle ouverte au public abrite des spectacles de comédie, des DJ sets, des diners et plus encore. C’est d’ailleurs ici que se produit une fois par mois la New York Comedy Night de Sebastien Marx. L’américain y programme des spectacles assurés par exemple par Louis C.K, et Paul Taylor. Outre ses événements musicaux et comiques, vous pourrez louer la salle pour un shooting photo, un tournage, un séminaire, une conférence de presse. Ce sont en tout 50 places qui sont dédiées aux déjeuners et diners assis, et 80 pour les cocktails.


+ D’INFOS :

Où ? A l’Olympia, 28 boulevard des Capucines, 75009 Paris

Site de La Salle de Billard – Olympia

Brochure officielle : Présentation

Image de une : La mythique salle de l’Olympia, Paris 9e © Kmeron

I.DMA

conciergerie

Quels sont les plus vieux monuments de Paris ?

Quels sont les plus vieux monuments de Paris ? 800 497 Arsene

Paris regorge de bâtiments anciens et historiques. Parmi les 2185 monuments de son patrimoine, voici les plus anciens de la capitale !

L’obélisque de Louxor

Provenant du temple d’Amon de Louxor en Égypte, l’obélisque a été érigé à Paris en 1836. Il a été érigé par le pharaon Ramsès II au 13e siècle avant J-C. Le célèbre monument place de la concorde est donc antérieur à la fondation de la capitale. Il est le plus vieux bâtiment de Paris, vieux de plus de 3000 ans.

place de la concorde

obélisque concorde © vichie81

Place de la Concorde, 75008 Paris

Les thermes de Cluny

A la place du musée de Cluny, on trouvait à l’époque les thermes de Cluny. Le musée à donc été construit au dessus et autour des vestiges restants. Elles datent du 1er siècle après J-C et ont été construites sur la rive gauche de la Seine, là où se trouvaient les arènes de Lutèce. Véritable lieu de rencontre, on venait s’y laver, discuter, ou encore regarder des combats de lutte !

Thermes de cluny

Thermes de Cluny, vue du jardin, côté nord © Par Eviatar Bach — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

Musée de Cluny, 28 rue du Sommerard, 75005 Paris

Les arènes de Lutèce

Ces arènes, maintenant lieu de détente pour les Parisiens, datent du 1e siècle après J-C (époque gallo-romaine). Servant à la fois d’amphithéâtre et d’arènes, elles ont accueilli de nombreux spectacles, mais surtout des combats de gladiateurs. Avec une capacité de 17 000 spectateurs, ces arènes sont désormais un espace de décontraction. En effet, on s’y retrouve à présent pour discuter, pratiquer un sport ou se balader.

arènes de lutece paris

Les arènes de Lutèce © Jerome LABOUYRIE

49 rue Monge, 75005 Paris

Le Palais de la cité – Conciergerie

La Conciergerie est le plus ancien vestige du palais de la Cité. Ancien lieu de résidence des rois médiévaux, elle a été construite au 6e siècle par le roi Clovis qui en fit sa demeure. Ayant aussi servi de prison pendant la Révolution Française, on peut d’ailleurs toujours y voir la cellule de Marie Antoinette.

conciergerie

Palais de la Cité, Conciergerie © Mistervlad

2 boulevard Palais, 75001 Paris


Image de une : Palais de la Cité, Conciergerie ©Mistervlad

I.DMA

conciergerie

Quels sont les plus vieux monuments de Paris ?

Quels sont les plus vieux monuments de Paris ? 800 497 Arsene

Paris regorge de bâtiments anciens et historiques. Parmi les 2185 monuments de son patrimoine, voici les plus anciens de la capitale !

L’obélisque de Louxor

Provenant du temple d’Amon de Louxor en Égypte, l’obélisque a été érigé à Paris en 1836. Il a été érigé par le pharaon Ramsès II au 13e siècle avant J-C. Le célèbre monument place de la concorde est donc antérieur à la fondation de la capitale. Il est le plus vieux bâtiment de Paris, vieux de plus de 3000 ans.

place de la concorde

obélisque concorde © vichie81

Place de la Concorde, 75008 Paris

Les thermes de Cluny

A la place du musée de Cluny, on trouvait à l’époque les thermes de Cluny. Le musée à donc été construit au dessus et autour des vestiges restants. Elles datent du 1er siècle après J-C et ont été construites sur la rive gauche de la Seine, là où se trouvaient les arènes de Lutèce. Véritable lieu de rencontre, on venait s’y laver, discuter, ou encore regarder des combats de lutte !

Thermes de cluny

Thermes de Cluny, vue du jardin, côté nord © Par Eviatar Bach — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

Musée de Cluny, 28 rue du Sommerard, 75005 Paris

Les arènes de Lutèce

Ces arènes, maintenant lieu de détente pour les Parisiens, datent du 1e siècle après J-C (époque gallo-romaine). Servant à la fois d’amphithéâtre et d’arènes, elles ont accueilli de nombreux spectacles, mais surtout des combats de gladiateurs. Avec une capacité de 17 000 spectateurs, ces arènes sont désormais un espace de décontraction. En effet, on s’y retrouve à présent pour discuter, pratiquer un sport ou se balader.

arènes de lutece paris

Les arènes de Lutèce © Jerome LABOUYRIE

49 rue Monge, 75005 Paris

Le Palais de la cité – Conciergerie

La Conciergerie est le plus ancien vestige du palais de la Cité. Ancien lieu de résidence des rois médiévaux, elle a été construite au 6e siècle par le roi Clovis qui en fit sa demeure. Ayant aussi servi de prison pendant la Révolution Française, on peut d’ailleurs toujours y voir la cellule de Marie Antoinette.

conciergerie

Palais de la Cité, Conciergerie © Mistervlad

2 boulevard Palais, 75001 Paris


Image de une : Palais de la Cité, Conciergerie ©Mistervlad

I.DMA

Le Palais Rose de l'avenue Foch avant sa destruction © Enric-Eduard Giménez

Où est passé le Palais Rose de l’avenue Foch ?

Où est passé le Palais Rose de l’avenue Foch ? 850 654 Arsene

Le Palais Rose était l’un des plus beaux et majestueux hôtels particuliers de la capitale. Mais à sa place, on trouve désormais un immeuble moderne aux allures de bunker… On vous raconte l’histoire de cet incroyable monument disparu !

Situé au 50 avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris, le Palais Rose était inspiré du Grand Trianon de Versailles. En son temps, il fut le symbole du luxe à la parisienne par excellence.

Le faste de la Belle Epoque

Edifié en 1896 par l’architecte Ernest Sanson, le Palais Rose fut commandé par le Comte Boniface de Castellane et son épouse Anna Gould. Il fallu six années pour construire cette splendide demeure de 6 000 m2, qui était pourvue de tout le confort moderne à l’époque. D’ailleurs, même les chambres des domestiques avaient l’eau courante et le chauffage central ! Le couple y organisait des fêtes somptueuses pouvant accueillir jusqu’à 2 000 invités, venant du Tout-Paris et du monde entier.

De la disparition

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et suite à leur divorce, les propriétaires quittent les lieux. Après plusieurs tentatives de sauvegarde vaines, les héritiers font démollir l’édifice dès 1968… Le Palais Rose est remplacé l’année suivante par l’immeuble moderne encore visible aujourd’hui. Réalisé par l’architecte danois Henrik Lassen, il a vu passer des habitants célèbres, comme le couple Hardy et Dutronc.

L'immeuble remplaçant le palais Rose © Google Street View

L’immeuble remplaçant le palais Rose © Google Street View

En réapparitions

Contre toute attente, certains objets du Palais Rose sont réapparus lors d’une vente aux enchères à Paris en 2017 (chez Christie’s). C’est le cas notamment d’une paire unique de vases couverts en forme d’œuf, en porcelaine de Sèvres bleu et or, datant des années 1770. Et fin 2021, des bijoux provenant aussi du palais étaient vendus à Paris-Drouot. Si vous souhaitez vous faire une idée de cette résidence hors du commun, deux folies également inspirées du Grand Trianon existent encore. Le Palais Rose du Vésinet (dans les Yvelines), et l’hôtel 3 rue d’Andigné (Paris 16e). Ce dernier appartient actuellement à Xavier Niel.


Image de une : Le Palais Rose de l’avenue Foch avant sa destruction © Enric-Eduard Giménez

A. C. & IDMA

Le Palais Rose de l'avenue Foch avant sa destruction © Enric-Eduard Giménez

Où est passé le Palais Rose de l’avenue Foch ?

Où est passé le Palais Rose de l’avenue Foch ? 850 654 Arsene

Le Palais Rose était l’un des plus beaux et majestueux hôtels particuliers de la capitale. Mais à sa place, on trouve désormais un immeuble moderne aux allures de bunker… On vous raconte l’histoire de cet incroyable monument disparu !

Situé au 50 avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris, le Palais Rose était inspiré du Grand Trianon de Versailles. En son temps, il fut le symbole du luxe à la parisienne par excellence.

Le faste de la Belle Epoque

Edifié en 1896 par l’architecte Ernest Sanson, le Palais Rose fut commandé par le Comte Boniface de Castellane et son épouse Anna Gould. Il fallu six années pour construire cette splendide demeure de 6 000 m2, qui était pourvue de tout le confort moderne à l’époque. D’ailleurs, même les chambres des domestiques avaient l’eau courante et le chauffage central ! Le couple y organisait des fêtes somptueuses pouvant accueillir jusqu’à 2 000 invités, venant du Tout-Paris et du monde entier.

De la disparition

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et suite à leur divorce, les propriétaires quittent les lieux. Après plusieurs tentatives de sauvegarde vaines, les héritiers font démollir l’édifice dès 1968… Le Palais Rose est remplacé l’année suivante par l’immeuble moderne encore visible aujourd’hui. Réalisé par l’architecte danois Henrik Lassen, il a vu passer des habitants célèbres, comme le couple Hardy et Dutronc.

L'immeuble remplaçant le palais Rose © Google Street View

L’immeuble remplaçant le palais Rose © Google Street View

En réapparitions

Contre toute attente, certains objets du Palais Rose sont réapparus lors d’une vente aux enchères à Paris en 2017 (chez Christie’s). C’est le cas notamment d’une paire unique de vases couverts en forme d’œuf, en porcelaine de Sèvres bleu et or, datant des années 1770. Et fin 2021, des bijoux provenant aussi du palais étaient vendus à Paris-Drouot. Si vous souhaitez vous faire une idée de cette résidence hors du commun, deux folies également inspirées du Grand Trianon existent encore. Le Palais Rose du Vésinet (dans les Yvelines), et l’hôtel 3 rue d’Andigné (Paris 16e). Ce dernier appartient actuellement à Xavier Niel.


Image de une : Le Palais Rose de l’avenue Foch avant sa destruction © Enric-Eduard Giménez

A. C. & IDMA

Le Château de Vincennes © Petr Kovalenkov

Les secrets du Château de Vincennes

Les secrets du Château de Vincennes 1000 591 Arsene

Aux portes de Paris, le château de Vincennes est l’un des châteaux forts les plus grands et les mieux conservés d’Europe. Son donjon, de plus de 50 mètres, est aussi le plus haut du continent ! Voici 4 anecdotes que vous ne connaissez (peut-être) pas sur ce monument historique majeur.

De ses origines au XIIe siècle jusqu’à nos jours, cette ancienne résidence royale a miraculeusement traversé le temps. Au cours de sa longue histoire, elle nous a forcément laissé des anecdotes insolites incroyables.

1. Trois rois « maudits » y ont péri

Persécuté par le roi Philippe IV le Bel, le grand maître des Templiers – Jacques de Molay – lui lance une malédiction. En brûlant sur son bûcher le 18 mars 1314, il jure qu’il périra dans l’année, et que ses descendants seront maudits. A peine 8 mois plus tard, Philippe le Bel décède effectivement d’une mauvaise chute à cheval. Le fils qui lui succède, Louis X le Hutin, meurt au château de Vincennes en 1316, âgé de 27 ans, après une partie de jeu de paume. Sa femme accouche de leur premier enfant, mais il ne vit que 4 jours. Son frère Philippe V le Long prend la couronne, sauf qu’il disparaît à son tour au château en 1322, de dysenterie. Enfin, Charles IV le Bel qui reprend le flambeau s’éteint brusquement en 1328 à 34 ans… Hasard ou coïncidence ?

2. De célèbres prisonniers y sont passés

Du XVIe au XIXe siècle, le château de Vincennes devient une prison royale. Les fenêtres des trois premiers étages du donjon sont murées ou pourvues de barreaux pour s’adapter à ce nouvel usage carcéral. On y voit passer des personnalités comme Henri de Navarre (futur Henri IV), l’écrivain des Lumières Diderot, le très controversé Nicolas Fouquet, le marquis de Sade ou encore Mirabeau. On peut même encore voir d’émouvants graffitis, qui ont été gravés ou peints sur les murs par des prisonniers !

3. Il a sa propre Sainte-Chapelle

Pour pouvoir être officiellement nommé « Sainte-Chapelle », un édifice doit répondre à cinq critères bien précis : être la chapelle d’un château ou d’un palais, avoir été fondée par Saint-Louis ou l’un de ses descendants, suivre le plan de celle de Paris, sonner les heures canoniales en même temps qu’elle, et abriter (ou avoir abrité) des fragments des reliques de la Passion du Christ. Aujourd’hui, elles ne sont que sept en France.

4. C’est un important un lieu d’archives

Depuis 1948, le château de Vincennes abrite le Service Historique de la Défense. C’est le troisième lieu de mémoire de France, après les Archives nationales et la Bibliothèque nationale de France ! Il conserve de nombreux ouvrages et cartes anciennes, qui sont – pour la plupart – accessibles au public.


+ D’INFOS

Château de Vincennes
1 avenue de Paris, 94300 Vincennes
Ouvert tous les jours de 10h à 17h du 23 septembre au 20 mai, et de 10h à 18h du 21 mai au 22 septembre
Entrée 9,50€ (gratuit pour les moins de 18 ans et les premiers dimanches du mois de novembre à mars)

Image à la Une : Le Château de Vincennes © Petr Kovalenkov

A. C.